Vous n'avez pu assister aux deux conférences données dans le cadre des Imaginaires ? Petite séance de rattrapage ...
"Johannes Vermeer de Delft" : un diaporama commenté par Jean-Daniel
Lheullier, dans la continuité des diaporamas mensuels ("A la rencontre
de l'art"), mais décalé sur le jeudi au lieu du vendredi, "Imaginaires"
obligent.
Ce peintre hollandais s'insère particulièrement bien dans
les thématiques de l'image qui dominaient ce premier rendez-vous.
Pourtant, il a bien moins peint que les autres grands peintres de
l'histoire de l'art (37 tableaux lui sont encore attribués, mais deux
font encore l'objet d'âpres discussions). Il a également laissé peu de
traces sur sa vie, son parcours personnel, son initiation à la peinture
(il a peint pendant 20 ans, jamais plus de deux ou trois toiles par an,
il n'a laissé aucune esquisse, aucun dessin préparatoire, et il devait
sans doute exercer une autre activité, celle d'expert en art, pour
faire vivre sa nombreuse famille). Nimbée de mystère, cette œuvre
s'impose pourtant comme une évidence, celle de ces intérieurs
hollandais baignés d'une lumière douce, d'un silence pénétrant, dans
lesquels on peut presque ressentir la texture des objets, des tissus,
des nappes, des rideaux, des bijoux ... à la limite du cliché ("La
laitière", désormais emblème d'une marque de produits laitiers, ou "La
vue de Delft" tant commentée, par Proust par exemple), il s'agissait à
la fois d'en faire émerger le mystère encore intact, et d'en percer
certains secrets (Vermeer utilisait sans doute une chambre obscure,
procédé qui annonçait directement la photographie, pour ses prises de
vue).
-"Samuel Stento : Ceci n'est pas de la Bande-Dessinée".
Auteur
(de BD, de livres pour enfants, d'illustrations diverses et jamais
avariées) et amuseur public, Stento présentait une vraie fausse
conférence sur un certain Pierre Ledoux, qui serait un peu son double
imaginaire. Obscur artiste dont Fabien (le vrai faux conférencier)
aurait re-découvert les cartons à dessin sur la place du marché de
Brest, qui s'amusait, il y a plus d'un siècle à téléscoper des univers
différents et souvent antagonistes : la BD et la peinture moderne,
Duchamp et Hergé, Magritte et Geluck, mais aussi le ludique de la BD
transposé dans le sérieux du champ de l'art ... à l'étroit dans les
cases de la BD, Ledoux (Stento en vrai) peint en toute liberté sur ses
petits cartons (ses petits cartoons dirait-on presque). A mesure que la
conférence se déroule, le sérieux se délite, le doute s'instille, le
rire s'installe ... on se rend compte que non seulement, ce Ledoux
aurait été un précurseur d'Hergé et de Franquin, mais encore qu'il
aurait annoncé Magritte, Duchamp, voire Warhol, mais même ... qu'il
aurait eu l'idée du logo Carrefour, du minitel, du kiki qui suce son
pouce, ou de la twingo !
Envie d'en savoir plus ? Consultez cette mini biblio-filmo de Vermeer et surfez sur le site de Samuel Stento http://stento.over-blog.com





Le bassiste
(parfois appelé aussi "guitariste rythmique") joue un rôle
prépondérant dans un orchestre. Toujours un peu "borderline ",
entre soutien rythmique et délires quasi-solistes, le bassiste est
souvent le leader of the pack, en même temps que le flemmard du
groupe (ce qui fait rêver).
Si ce volume
consacré à la guitare électrique comporte plus de pages
que celui consacré à la basse, c'est surtout parce que la guitare
comporte en général plus de cordes que sa fainéante consoeur. Fut
un temps où pour draguer les filles, la guitare, en
particulier électrique, était l'instrument -ticket qui faisait de
vous une star, même si vous étiez moche (d'ailleurs, beaucoup de
guitaristes électriques n'ont pas des physiques faciles, c'est
pourquoi ils choisissent cet instrument, plutôt que le basson, le
trombone à coulisses ou le peigne: à noter à propos de peigne que
de nombreux guitaristes électriques présentent des coupes de
cheveux tout à fait hallucinantes). Or, en matière de filles, et de
coupes de cheveux hallucinantes, on peut dire aujourd'hui que les
footballeurs ont pris la place des guitaristes.
Pourquoi,
du Muppets Show aux Who (et à l'ineffable et regretté Keith Moon),
les batteurs sont-ils toujours des dingues ? Parce que sans doute, si
les rues regorgent de guitaristes, et les salles de bains de
chanteurs en herbe, les batteurs en revanche, sont des perles rares
(même pour battre les oeufs en neige, il n'est jamais simple de
trouver un batteur dévoué, c'est pourquoi les cuisinières, tout
comme les bidouilleurs techno, font de plus en plus appel à des
robots !). Même si le batteur peut aujourd'hui être remplacé par
un robot (qui vous battra le rythme tandis que son cousin vous battra
les oeufs), rien ne vaut un bon batteur humain (qui risque assez vite
de vous battre les oreilles).