Médiathèque Saint-Médard-en-Jalles

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ven. 23 avril 2010

A la rencontre de l'art ...

Vous n'avez pu assister aux deux conférences données dans le cadre des Imaginaires ? Petite séance de rattrapage ...

"Johannes Vermeer de Delft" : un diaporama commenté par Jean-Daniel Lheullier, dans la continuité des diaporamas mensuels ("A la rencontre de l'art"), mais décalé sur le jeudi au lieu du vendredi, "Imaginaires" obligent.
Ce peintre hollandais s'insère particulièrement bien dans les thématiques de l'image qui dominaient ce premier rendez-vous. Pourtant, il a bien moins peint que les autres grands peintres de l'histoire de l'art (37 tableaux lui sont encore attribués, mais deux font encore l'objet d'âpres discussions). Il a également laissé peu de traces sur sa vie, son parcours personnel, son initiation à la peinture (il a peint pendant 20 ans, jamais plus de deux ou trois toiles par an, il n'a laissé aucune esquisse, aucun dessin préparatoire, et il devait sans doute exercer une autre activité, celle d'expert en art, pour faire vivre sa nombreuse famille). Nimbée de mystère, cette œuvre s'impose pourtant comme une évidence, celle de ces intérieurs hollandais baignés d'une lumière douce, d'un silence pénétrant, dans lesquels on peut presque ressentir la texture des objets, des tissus, des nappes, des rideaux, des bijoux ... à la limite du cliché ("La laitière", désormais emblème d'une marque de produits laitiers, ou "La vue de Delft" tant commentée, par Proust par exemple), il s'agissait à la fois d'en faire émerger le mystère encore intact, et d'en percer certains secrets (Vermeer utilisait sans doute une chambre obscure, procédé qui annonçait directement la photographie, pour ses prises de vue).


-"Samuel Stento : Ceci n'est pas de la Bande-Dessinée".
Auteur (de BD, de livres pour enfants, d'illustrations diverses et jamais avariées) et amuseur public, Stento présentait une vraie fausse conférence sur un certain Pierre Ledoux, qui serait un peu son double imaginaire. Obscur artiste dont Fabien (le vrai faux conférencier) aurait re-découvert les cartons à dessin sur la place du marché de Brest, qui s'amusait, il y a plus d'un siècle à téléscoper des univers différents et souvent antagonistes : la BD et la peinture moderne, Duchamp et Hergé, Magritte et Geluck, mais aussi le ludique de la BD transposé dans le sérieux du champ de l'art ... à l'étroit dans les cases de la BD, Ledoux (Stento en vrai) peint en toute liberté sur ses petits cartons (ses petits cartoons dirait-on presque). A mesure que la conférence se déroule, le sérieux se délite, le doute s'instille, le rire s'installe ... on se rend compte que non seulement, ce Ledoux aurait été un précurseur d'Hergé et de Franquin, mais encore qu'il aurait annoncé Magritte, Duchamp, voire Warhol, mais même ... qu'il aurait eu l'idée du logo Carrefour, du minitel, du kiki qui suce son pouce, ou de la twingo !

Envie d'en savoir plus ? Consultez cette mini biblio-filmo de Vermeer et surfez sur le site de Samuel Stento http://stento.over-blog.com

lun. 18 janvier 2010

Foujita : Le maître du trait de Anne Le diberder

Le « plus parisien des peintres japonais », frère de misère et de bohème des peintres du Montmartre des années 20 (Soutine, Pascin, Utrillo, etc.), puis peintre de la jet-set parisienne, catholique converti sur la fin (il fallait se repentir de toute une vie de débauche !) est un peu trop oublié aujourd'hui.

Tsuguharu Foujita, qui aimait qu'on l'appelle « Léonard » (en hommage à on sait qui), savait mieux que personne la courbe d'une femme alanguie, la paresse d'un chat endormi, la vivacité vermillonne des joues d'une enfant ... deux beaux livres, tous deux conduits par la spécialiste de l'artiste, Anne Le Diberder, viennent rappeler l'apport essentiel de cet artiste trop rare dans la peinture du siècle passé.

>> Retrouvez ce document à la médiathèque : Cote 759.92 FOU


mer. 18 novembre 2009

La guitare basse pour les nuls de Patrick Pfeiffer / First Editions

Le bassiste (parfois appelé aussi "guitariste rythmique") joue un rôle prépondérant dans un orchestre. Toujours un peu "borderline ", entre soutien rythmique et délires quasi-solistes, le bassiste est souvent le leader of the pack, en même temps que le flemmard du groupe (ce qui fait rêver).

Si par exemple, le bassiste est d'origine autrichienne et qu'il joue dans une formation de Blues noire, il y a fort à parier que le Blues se changera vite en valse !

Alors ce petit guide (de la fameuse collection « pour les nuls », grâce à laquelle j'ai personnellement appris mon métier) ne fera certes pas de vous des Jack Bruce de la 4 cordes (qui peut d'ailleurs en avoir plus ! ... ou moins, souvenez-vous de Morphine, le groupe, pas la drogue), mais il vous donnera de bonnes bases d'entrainement, ainsi que des conseils d'entretien, des avis éclairés sur le choix de l'instrument (il n'est pas aussi facile de choisir une basse qu'une femme avec qui passer ... heu ... la vie).

Enfin, précisons que les bassistes tiennent souvent plus longtemps que les autres (voir les Beatles par exemple, dont le bassiste traversait la route sans chaussures !), mais que certains ont réussi à s'en passer (The Doors), souvent en recyclant le budget basse dans le budget drogues, ce qui illustre bien le vieil adage populaire : «  on a toujours le choix ».

>> Retrouvez ce document à la médiathèque : Cote 780.7 PFE


mar. 27 octobre 2009

La Guitare électrique pour les nuls de Jon Chappell / First

Si ce volume consacré à la guitare électrique comporte plus de pages que celui consacré à la basse, c'est surtout parce que la guitare comporte en général plus de cordes que sa fainéante consoeur. Fut un temps où pour draguer les filles, la guitare, en particulier électrique, était l'instrument -ticket qui faisait de vous une star, même si vous étiez moche (d'ailleurs, beaucoup de guitaristes électriques n'ont pas des physiques faciles, c'est pourquoi ils choisissent cet instrument, plutôt que le basson, le trombone à coulisses ou le peigne: à noter à propos de peigne que de nombreux guitaristes électriques présentent des coupes de cheveux tout à fait hallucinantes). Or, en matière de filles, et de coupes de cheveux hallucinantes, on peut dire aujourd'hui que les footballeurs ont pris la place des guitaristes.

Il ne vous reste plus qu'à jouer des blues, que tout le monde méprisera d'ailleurs à l'heure des MP3 et des Djs à casquettes ! Sachez donc que la guitare électrique rapporte désormais peu, même en nature. Notons en passant qu'il n'existe pas de « football pour les nuls » dans cette collection, ce qui me laisse franchement songeur.

Enfin, il n'est pas inutile de préciser que pour un feu de camp scout, la guitare électrique n'est pas l'instrument le plus pratique (c'est Hugues Aufray lui-même qui le dit ). En résumé, même si ça ne sert plus à rien, ce bouquin est le meilleur dans le genre fastoche les doigts dans le nez sorti sur le sujet depuis les méthodes à Papa Dadi (on regrettera seulement qu'aucun chapitre ne soit consacré à l' « Air Guitar », cette manière nouvelle de jouer de la guitare sans en avoir l'air, où le balancement des cheveux d'avant vers l'arrière semble enfin dominer le jeu, sans risque majeur d'électrocution).

>> Retrouvez ce document à la médiathèque : Cote 553 CHA


mer. 26 août 2009

La batterie pour les nuls auteur de Jeff Strong et Laurent Bataille / First Editions

Pourquoi, du Muppets Show aux Who (et à l'ineffable et regretté Keith Moon), les batteurs sont-ils toujours des dingues ? Parce que sans doute, si les rues regorgent de guitaristes, et les salles de bains de chanteurs en herbe, les batteurs en revanche, sont des perles rares (même pour battre les oeufs en neige, il n'est jamais simple de trouver un batteur dévoué, c'est pourquoi les cuisinières, tout comme les bidouilleurs techno, font de plus en plus appel à des robots !). Même si le batteur peut aujourd'hui être remplacé par un robot (qui vous battra le rythme tandis que son cousin vous battra les oeufs), rien ne vaut un bon batteur humain (qui risque assez vite de vous battre les oreilles).

Perle rare, donc, car il n'est pas facile de pratiquer son instrument quand il s'agit d'une batterie (autre que de cuisine) : essayez donc de vous entraîner à la batterie en chambre, dans le garage à 2 heures du matin ou dans la rue lors de la fête de la musique (et donc, sous la pluie, car comme chacun sait, il pleut toujours à la fête de la musique) ! Les batteurs passent d'ailleurs un temps considérable à ramasser leur bazar (les autres, guitaristes, bassistes, chanteurs, sont déjà partis boire un bon coup), passent encore plus de temps pour ramener le tout chez eux (allez donc trouver un taxi quand vous êtes batteur !), et finissent souvent par s'endormir sur leurs cymbales, que les malfaisants qui les entourent ne peuvent jamais s'empêcher de faire sonner en riant et en guise de réveil le lendemain. Vous l'aurez compris, la vie de batteur est une vie de dingue. D'où l'excentricité d'Animal (du Muppets Show) ou de Keith Moon ! Il existe pourtant une race de percussionnistes (on dit ça aussi, ça fait plus "musique" que batteur, qui sonne trop "cuisine", il faut bien le dire), beaucoup plus paresseux (mais tout aussi agaçants souvent), ce sont les joueurs de maracas, de tambourins en peau de chèvre, ou de djumbé surtout (ces derniers se reconnaissant toujours à leur allure évaporée, leur look multicolore et cool et leur chien à foulard).

Accessoirement, ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent apprendre à battre la mesure en rythme (ou l'inverse).

>> Retrouvez ce document à la médiathèque : Cote 553 STR

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